[ulmus minor]
Autrefois très utilisé en charpenterie mais aussi en ébénisterie pour remplacer le bois de Chêne, l’Orme champêtre était répandu dans les forêts et les bocages.
Parfois appelé Ormeau à son jeune âge, son bois très dur était utilisé en charpenterie et au XIX siècle par les charrons pour la fabrication des moyeux de roues.
Aujourd’hui, c’est un arbre qui a été décimé par la graphiose, maladie qui n’a pas encore été tout à fait éradiquée. Il persiste ça et là, en taillis ou dans les haies qui bordent les chemins de nos communes.

Avec ses feuilles dentelées asymétriques, l’Orme champêtre développe un feuillage très dense qui offre ainsi un bon abri aux oiseaux et de l’ombrage pour les grands animaux.

Les fruits sont regroupées par 15 à 30 en bouquets très serrés. Ils apparaissent avant la feuillaison et au centre se trouve la graine de couleur rouge pourpre.
Lorsqu’il est planté sur une parcelle ou dans une haie, sa forme naturelle est celle d’un arbre élancé haut de 20 m avec un port ramifié. Il peut former un grand houppier arrondi lorsqu’il est planté de manière isolée.

Dans une haie, il prendra ses aises aux cotés de ses congénères ou d’autres essences sans trop empiéter sur les limites qu’on lui donne.
Culture et sols de l’Orme champêtre
C’est un arbre qui se développe très facilement, il a simplement besoin d’une exposition ensoleillée à mi-ombre.
Il accepte la plupart des sols : calcaire, argileux ou limoneux et même dans certains conditions, les sols pauvres.
Il préfère toutefois les sols riches en matière organique, et apprécie les environnements légèrement humides.
Le choix de l’Orme est une bonne idée si l’on veut une essence qui pousse vite et dans à peu près n’importe quel sol.

